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Friday, May 20, 2016

√ätre Trans est-il de l’acceptation ou du d√©ni? [FRENCH] [FacebookReposts]






[ A repost of something I published on Facebook, still in french, sorry]

√ätre Trans est-il de l’acceptation ou du d√©ni?


Ces derniers temps j'ai beaucoup pens√© au transgenrisme, avec les m√©dias parlant de cette nouvelle loi anti-discours haineux contre les trans cela m'a fait r√©fl√©chir. Ma question risque de para√ģtre idiote, offensante, ou m√™me inutile, mais pourtant elle me semble pertinente: Le transgenrisme/la transexualit√© est-elle une bonne chose dans notre soci√©t√©? Je sens que la r√©ponse que l'on me donnerait est: ''oui ferme-l√† esp√®ce de sans coeur intol√©rant transphobe'' Alors laissez moi √©laborez avant de juger. Quand √™tre homosexuel commen√ßait √† faire surface dans le d√©bat public, ceux qui n'√©tait pas religieux se fichaient de l'argument religieux et se posaient les question suivantes: L'homosexualit√© est-elle naturelle? nuit-elle au d√©veloppement du cerveau? Si oui, normaliser une maladie mentale ne serait-il pas une erreur? Peut-on la changer? Les gens naissent-ils avec une orientation sexuelle comme ils naissent avec une couleur de peau et un sexe? Toutes ces questions ne sont pas intol√©rantes, elles sont m√™me tr√®s importantes et la science et la soci√©t√© y ont donc r√©pondu avec s√©rieux: oui c'est naturel car on l'observe partout dans le r√®gne animal, non cela ne semble pas nuire au d√©veloppement neurologique, donc non on ne normalise pas un probl√®me mental car cela n'en est pas un, cela semble inchangeable, ce ne serait pas g√©n√©tique, mais √©pig√©n√©tique, cela reste inchangeable et d√©termin√© par contre. La soci√©t√© a donc dit: c'est normal, pour toutes ces raisons, et de toutes fa√ßons, on ne devrait pas les discriminer pour un comportement sexuel qui n’affecte rien en soit. Par contre, poser ce type de questions sur le transgenrisme est vu comme de la transphobie, pourtant je ne tente que de comprendre le ph√©nom√®ne et de voir si notre r√©action aide ou nuit √† ces gens. Et avec cette nouvelle loi anti discours haineux (une autre de celles-l√†, elles pleuvent ces derni√®res ann√©es), j’ai bien peur que mes questions pourrait me causer des probl√®mes. Pourtant elles me semblent tout ce qu’il y a de plus raisonnable. La transsexualit√© est-elle naturelle? Difficile √† dire. L√† o√Ļ l’homosexualit√©, un comportement sexuel, peut s’observer dans la nature, observer la psych√© d’un √™tre est impossible. Nuit-elle au d√©veloppement? L√† les √©tudes sont claires: oh oui, √ß√† nuit. Beaucoup attribuent cela au fait de nier sa transsexualit√©, mais si c’√©tait en fait le contraire? Et que c’√©tait le refus d’accepter leur sexe biologique qui leur nuisait le plus? Personne n’irait se dire transethnique,car il faut accepter la couleur de peau avec laquelle on est n√©, alors pourquoi agir diff√©remment pour le genre? Aussi, faire une transition peut nuire au d√©veloppement tant c√©r√©bral que physique d’une personne, avec des effets encore plus grand chez les enfants et adolescents. Leur corps n’est pas cens√© subir ce type de changement hormonal artificiel, et que dire des effets neurologiques et psychologiques? N’y-a t’il pas lieu de inqui√©ter pour eux? Si la transsexualit√© est un probl√®me mental, appel√© dysphorie du genre dans le jargon m√©dical, normaliser la transition, en particulier chez des adolescents et enfants confus et influen√ßables par la nature m√™me de l’enfance et de la pubert√© n’est-il pas une mauvaise id√©e? La transsexualit√© est-elle r√©versible? Peut-√™tre, peu d’√©tudes sont fait √† ce sujets, mais il existe des <<ex-trans>> qui √©taient trans et on retransitionner √† leur genre d’origine ( un peu comme les ex-gay je suppose). Certains avaient m√™me d√©j√† eu leur phalloplastie ou vaginoplastie. Ces gens disent qu’ils ont fait une erreur et auraient du s’accepter tels qu’ils sont d√®s le d√©part... Finalement, na√ģt-on avec <<le corps d’un sexe, mais l’esprit de l’autre sexe>>? Encore une fois,la science est incertaine. Un succ√®s mitig√© c√īt√© g√©n√©tique, une th√©orie √©merge sur l’id√©e que comme l’homosexualit√©, la transsexualit√© serait peut-√™tre √©pig√©n√©tique et non g√©n√©tique. Cette th√©orie n√©cessite toutefois plus d’attention, car des r√©sultats positifs pourraient justifier les transitions. Mon opinion de tout √ßa? Quoi qu’il en soit,normal ou pas, la transsexualit√©/le transgenrisme n’est pas une raison de discriminer quelqu’un , je ne vois aucune raison rationnelle et juste de les discriminer. Cela ne m’emp√™che pas toutefois de me questionner sur le bien fond√© des transitions de genre, de leur normalisation et de l’origine compl√®te du ph√©nom√®ne. Les transitions √©tant quelque chose de, au fond , mauvais pour la sant√© physique et possiblement mentale d’une personne, il faut de tr√®s bonne raisons pour se le permettre. On devrait demander aux adolescents et enfants d’attendre l’√Ęge adulte pour prendre ce type de d√©cision radicale sur leur vie. Et puisqu’avec l’acceptation croissante des trans les gens ont moins peur du concept, il serait possible, probable m√™me, d’apprendre qu’une fraction seulement des trans le sont pour les raisons √©pig√©n√©tiques que j’ai mentionn√©es, et que les autres le sont par confusion, probl√®me de confiance en soi, probl√®me de sexualit√© ( exemple, homme gay s’assumant davantage comme femme h√©t√©rosexuelle que comme homme homosexuel ), et autres causes psychologiques o√Ļ l’environnement et donc la soci√©t√© jouent un r√īle important. Et si au final √™tre trans se r√©sumait √† une <<simple>> crise identitaire, qui se conclue, comme la plupart des crises identitaires, par s’accepter tel que l’on est n√©? Blanc , noir, petit, grand... Toutes des caract√©ristiques de nous-m√™mes que l’on doit accepter, car elles sont qui nous sommes. Et si le genre c’√©tait la m√™me chose? [Post-Scriptum: Je n'ai rien contre les adultes qui d√©cident de transitionner, aussi, si vous avez bien compris mon post je parle surtout de la transition hormonale et chirurgicale que sociale. Socialement, je me fous que quelqu'un s'identifie d'un genre ou d'un autre, pareil pour ceux qui d√©cident de prendre des hormones ou de subir LA chirurgie... √† condition qu'ils soient adultes. Ils sont responsables de leurs d√©cisions et assez matures ( enfin on l'esp√®re) pour les prendre. Des enfants et adolescents ne devraient pas subir ce type de chirurgie/traitement hormonal, alors que, physiquement, cela n'est pas n√©cessaire. Si ils souhaitent toujours le faire une fois adultes, cela me va, c'est leur vie,mais des mineurs ne sont pas pr√™ts pour ce type de d√©cisions, m√™me avec l'accord d'un expert et des parents. Beaucoup d'ados ne savent pas si ils sont gay, bi ou straight, et c'est probablement la m√™me chose pour certains concernant leur genre. Il faut leur laisser le temps de trouver qui ils sont. La plupart des gens ( je pense) n'apprennent vraiment √† se connaitre eux-m√™me que vers 18-19 ans, quand leur vie change radicalement, qu'ils doivent devenir plus ind√©pendants et apprendre √† critiquer et r√©fl√©chir sur le monde qui les entourent. ]

Wednesday, May 18, 2016

My arguments (in french) for universal base revenue. [Français]

My arguments (in french) for universal base revenue. [Français]



Hi everyone! Here is an essay I wrote for my philosophy class, it's about universal base revenue, and why I support it, I will probably translate it if i feel like it. -Dreamzo






Avec les innovations en cours dans le domaine de l’automatisation, de moins en moins de gens auront besoin de s’occuper des t√Ęches r√©p√©titives et manuelles de la soci√©t√©. Il est tr√®s probable que le ph√©nom√®ne du boom du secteur tertiaire (le secteur des services) au d√©triment du secteur primaire (extraction de ressources naturelles, agriculture et √©levage) et secondaire (transformation des mati√®res premi√®res) observ√© dans les pays industrialis√©s se g√©n√©ralise aux pays en cours de d√©veloppement puis √† ceux du tiers monde. La disparition de tous ces emplois n√©cessitant peu d’√©ducation aura un impact majeur sur le ch√īmage dans un futur proche. De nombreux √©conomistes et politicologues r√©fl√©chissent aux programmes et investissements socio-√©conomiques √† faire pour pr√©venir ce probl√®me. Une de ces id√©es est le revenu universel garanti, aussi connu comme revenu de base garanti. Cette id√©e pr√©conise de fusionner tous les programmes de subventions aux individus ou familles (bourses d’√©tudes, pensions de retraites publiques, pension d’aide sociale de derniers recours et beaucoup d’autres) en un seul programme de versement mensuel relativement √©lev√© avec une particularit√© : aucune autre condition que d’√™tre un citoyen adulte du pays concern√© pour recevoir le revenu universel. C’est pourquoi on dit qu’il est garanti, tout le monde y aurait droit, qu’ils travaillent ou non, et qu’ils souhaitent travailler ou non. Cette id√©e d’un filet social permanent permettant une vie modeste ou des revenus additionnels aux revenus d’emploi, pour tous, sans conditions, inqui√®te beaucoup de gens. Dans ce texte, je vais rassurer ces personnes. J’expliquerais d’abord les cons√©quences sociales et politiques majeures de l’application d’une telle id√©e, les cons√©quences √©conomiques probables, et pourquoi des arguments tels que <<pas d’argent sans travail>> lestent la soci√©t√© dans son ensemble.

            Tout d’abord, il est √©vident qu’un tel programme social aurait un impact sur plus que les individus, que la soci√©t√© serait forc√©ment affect√©e. Selon moi, il serait tr√®s probable que la criminalit√© diminue, car la motivation <<Je n’ai pas suffisamment d’argent pour subvenir √† mes besoins>> deviendrait moins pr√©valente que <<je veux plus d’argent>> puisque tous auraient un montant jug√© suffisant pour vivre une vie modeste en accord √† ses besoins, les handicap√©s recevraient, par exemple, √©videmment plus que les adultes sans handicap. De plus, si tous ont acc√®s √† du revenu, ceux qui ont des probl√®mes mentaux ou des addictions √† la drogue ou au jeu, pourront se payer de l’aide sans crainte. Ces gens √©tant plus enclins √† commettre des crimes, de tels versements am√©liorerait leur qualit√© de vie et celle de ceux les entourant. Bien s√Ľr, on peut penser que cela leur fera plus d’argent √† d√©penser dans leurs addictions, mais c’est malheureusement le cas de tout type de revenu. Et puisque ces gens peinent √† garder ou trouver un emploi, ils se tournent souvent vers le crime, et dans certains cas, le crime organis√©, pour payer leur addiction. Un revenu l√©gal pourrait les √©loigner du crime. Une autre cons√©quence positive serait une population beaucoup plus √©duqu√©e. Dans une soci√©t√© o√Ļ l’√©ducation sup√©rieure n’est pas 100% gratuite, le revenu d’une personne et de sa famille a une influence majeure sur leurs chances d’aller au c√©gep et √† l’universit√©. Ainsi, ce programme permettrait aux √©tudiants souhaitant √©tudier sans travailler pour se concentrer sur leurs √©tudes de faire ce choix, parfois impossible pour certains. De nombreuses √©tudes ayant d√©montr√©es que cumuler les heures de travail et de cours augmentent les risques d’√©checs[1] ou d’abandons de cours, le revenu universel permettrait d’aider ceux ayant besoin de ne pas m√©langer travail et √©tudes, et ainsi augmenter le nombre de dipl√īm√©s. L’administration simplifi√©e permettrait de concentrer les efforts des fonctionnaires sur d’autres programmes, tel l’aide √† l’emploi et le ch√īmage. Rappelons-nous que les centres d’emplois sont aussi les centres de l’aide sociale et du ch√īmage. Retirer l’√©norme t√Ęche bureaucratique qu’est l’aide sociale de cette liste devrait am√©liorer la qualit√© des autres services. Enfin, Les politiciens n’auraient plus √† s’inqui√©ter autant de l’extr√™me pauvret√© et du ch√īmage, puisque la pauvret√© serait moins pr√©valente et les cons√©quences du ch√īmage moins dramatiques pour les ch√īmeurs. Donc ils pourraient se concentrer sur d’autres probl√®mes sociaux que l’√©ternel combat √† la pauvret√©, le ch√īmage et la d√©croissance √©conomique.

            Ensuite, viens ce qui inqui√®te le plus les opposants et ind√©cis √† cette id√©e, les impacts √©conomiques. Les inqui√©tudes de ces personnes sont les suivantes : le co√Ľt d’un tel programme, les impacts sur le ch√īmage, les impacts sur les salaires, les impacts sur l’√©conomie en g√©n√©ral. Premi√®rement, le co√Ľt du programme se payerait en partie par la fusion des programmes existant, en fait, il est m√™me possible, en incluant les √©conomies bureaucratiques, que l’application du programme g√©n√®re des √©conomies. Deuxi√®mement, le ch√īmage aurait de bonnes chances de diminuer. En effet, puisque tous auraient un revenu d√©cent, ceux qui travaillaient par obligation plut√īt que par envie (et parfois dans un domaine d’emploi o√Ļ ils sont loin d’√™tre productifs) pourraient quitter leur travail et lib√©rer des emplois. Des gens tels les personnes √Ęg√©es avec une pension insuffisante pour vivre d√©cemment ne seraient plus oblig√©s de travailler jusqu’√† leur mort, et ceux souhaitant prendre leur retraite plus jeune, et ainsi lib√©rer leur poste, le ferait avec moins de craintes pour leur avenir. Comme mentionn√© pr√©c√©demment, il y aurait aussi moins d’√©tudiants qui travaillent, et ce par choix. Aussi, il est important de noter que l’argent est tr√®s utile √† ceux qui cherchent de l’emploi. Cela leur permet par exemple de se payer un moyen de transport pour chercher du travail plus loin, d’investir dans leur apparence pour augmenter leurs chances en entrevue et aussi de mieux manger, et donc d’√™tre en plus grande forme. Le ch√īmage c’est surtout relatif √† l’√©quilibre entre la demande pour des emplois et l’offre d’emplois, ainsi si la demande pour des emplois diminue, il y aurait davantage d’emplois disponibles, et les salaires moyens augmenteraient, simple offre et demande. Si l’offre d√©passe la demande (contrairement au ch√īmage o√Ļ la demande d√©passe l’offre) les employeurs devront <<baisser leurs prix>> ce qui dans le contexte du march√© du travail signifie augmenter les salaires pour attirer les employ√©s, leurs clients dans ce contexte.  Ce qui r√©pond donc √† la question sur le salaire. Finalement, l’√©conomie, de mani√®re globale, serait fortement stimul√©e. En effet, si les travailleurs, et surtout, les non-travailleurs, ont plus d’argent √† d√©penser, cela augmentera la demande pour ces dits produits, ce qui certes √† court terme augmenterait les prix, mais √† long terme cr√©erait des emplois puisque lorsque la demande augmente l’offre finit par suivre (personne ne veut des prix qui augmentent pour toujours, surtout pas les entreprises comp√©titives), et pour augmenter l’offre il faut produire et vendre plus, ce qui implique une cr√©ation d’emploi. Cela peut sembler paradoxal √† mon point sur l’automatisation mais puisque les emplois cr√©√©s le seraient dans tous les secteurs, pas juste le secteur primaire et secondaire, la cr√©ation d’emplois surpasserait la perte d’emplois. En effet, si davantage de gens ont de meilleurs revenus, des services co√Ľteux n√©cessitant des employ√©s tr√®s √©duqu√©s, comme la psychoth√©rapie priv√©e par exemple, seront plus en demande et le secteur tertiaire devrait croitre. Ainsi les avantages √©conomiques seraient bien sup√©rieurs aux d√©savantages, dont certains ne seraient qu’√† court terme.

            Enfin, le plus gros obstacle √† cette id√©e est probablement la conception culturelle du travail. Pour la majorit√© des gens, tous ceux qui peuvent travailler le devrait, et personne ne devrait √™tre pay√© sans raison. Cette mentalit√© nuit √† la soci√©t√© car non seulement elle force des gens peu comp√©tents et/ou peu motiv√©s √† combler des postes limit√©s dans la soci√©t√©, elle est ridicule dans un contexte o√Ļ il y aura fort probablement de moins en moins d’emplois pour ces gens ayant peu de dipl√īmes, nous les condamnons donc √† l’√©chec et √† la pauvret√©. On dit que personne ne devrait √™tre pay√© sans raison, mais d’assurer √† tous de pouvoir manger, dormir, avoir un toit et un acc√®s √† l’√©lectricit√© ne me semble pas √™tre <<pour rien>>, et comme tout le monde y aurait droit, aucun risque de fraude car ce ne serait pas un individu en particulier mais tous qui serait pay√©s, exactement comme tous ont acc√®s √† l’√©ducation gratuite au primaire et secondaire, quelle que soit leur origine socio-√©conomique. Difficile d’y voir une injustice puisque cette mesure s’appliquerait √† tous. Pourtant cette mentalit√© persiste quels que soit les arguments apport√©s. Il faut √©ventuellement se pr√©parer √† ce futur pas si lointain o√Ļ il ne sera plus n√©cessaire pour tous de travailler. On est d√©j√† au commencement de ce ph√©nom√®ne et comme le r√©chauffement climatique, il est d√©j√† trop tard pour retourner en arri√®re, on ne peut donc que s’adapter √† ce changement de soci√©t√©. Que le travail soit valoris√© dans la soci√©t√© n’est pas le probl√®me, le probl√®me c’est que le travail soit consid√©r√© comme une norme soci√©tale s’appliquant √† tous, alors que, concr√®tement, il n’est plus n√©cessaire que tous travaillent. Cette transition implique donc de penser √† des moyens d’aider la soci√©t√© autrement que par le travail. Et si les gens ont plus de temps libre pass√© √† ne pas travailler je suis certain que l’on verrait : une augmentation du b√©n√©volat et des actes charitables, une diminution du nombre d’heures de travail par semaine en moyenne pour ceux qui continuent de travailler, une diminution du stress chez la population, de grandes avanc√©es scientifiques et artistiques chez ceux qui ont le temps d’innover, des gens qui auraient plus d’amis et enfin, tout simplement, une population plus heureuse car elle aurait plus de temps √† poursuivre ses passions, plut√īt que la , pour la majorit√©, douloureuse exp√©rience qu’est le travail.

            En conclusion, Il me semble clair que les avantages du revenu universel garanti surpassent largement les d√©savantages et que l’opposition se situe principalement autour de l’obligation culturelle du travail. Donner de <<l’argent gratuit>> √† tous et sans conditions est une id√©e simple, mais grandiose. Les avantages sociaux incluent une diminution de la criminalit√© et des addictions, une augmentation du niveau d’√©ducation g√©n√©ral (excellente nouvelle pour le progr√®s scientifique !), une r√©allocation des ressources bureaucratiques vers des secteurs en manque et une valorisation politique des politiques ne touchant pas la pauvret√© nationale ou le ch√īmage. Les avantages √©conomiques sont encore meilleurs : le ch√īmage serait fortement diminu√©, les salaires augmenteraient, la pauvret√© diminuerait drastiquement, la cr√©ation d’emplois √† haut degr√© d’√©ducation exploserait, le nombres d’heures travaill√©es par semaine diminuerait sans affecter la productivit√©, nous rendant plus efficace et le seul d√©savantage, une forte hausse aux prix des produits de consommation, ne serait que temporaire √©tant donn√© la tendance des march√©s √† s’√©quilibrer. Bien s√Ľr, toutes ces avanc√©es sociales ne seront possibles que si les gens acceptent qu’il ne soit pas n√©cessaire que chaque citoyen d’une soci√©t√© travaille pour maintenir l’√©galit√© et pr√©venir l’injustice. Le caract√®re universel du revenu universel garanti, sers justement √† cela, pr√©venir les injustices, la fraude. Si nous acceptons qu’il existe d’autres moyens pour am√©liorer la soci√©t√© que le travail, comme le b√©n√©volat, l’innovation artistique et scientifique, et plus de temps pour les loisirs, le revenu universel garanti aidera beaucoup de gens √† r√©aliser leurs r√™ves et profiter de leurs passions, et ainsi vivre une vie plus heureuse. Il s’agit d’un investissement sur chaque citoyen, par chaque citoyen, dans leurs futur respectifs. Il s’agit l√† du meilleur concept d’entraide sociale compatible avec notre syst√®me d’√©conomie capitaliste. Un syst√®me qui, enfin, aurait des opportunit√©s pour tous, pas juste ceux qui sont n√©s au bon endroit avec les bons amis.


[1]Dagenais, Marcel, Claude Montmarquette, Daniel Parent et Nathalie Viennot-Briot. 1999.  <<Travail pendant les √©tudes, performance scolaire et abandon>>. S√©rie scientifique, 99s-41 En ligne : http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/99s-41.pdf

Monday, May 16, 2016

Argumentum ad lapidem: Is Philosophy mere existence absurd?

Argumentum ad lapidem: Is Philosophy mere existence absurd?



Recently I have been  reading on about those scientists that rejects philosophy, stating it's existence is futile. It ask itself pointless ''deep'' questions, don't help to our understanding of the world, and dare to say that what we see may not be real. What a bunch of nonsense,right?!... Well... no. This is, if you have some experience with argumentation, an argumentum ad lapidem, an appeal to the stone. It's a very effective fallacy. The fallacy here is that the person rejecting philosophy is stating philosophy is absurd without explaining why it is absurd. A great example of this is what Bill Nye said to an undergraduate in philosophy ''If you drop a hammer on your foot, is it real?” he asks. “Or is it just your imagination?'' mocking the very idea of asking this question. For him, this question is evidently absurd, but not for me. After all isn't science who shown us that all we feel, including pain, is electrochemical reactions in our brain? That all we hear and view is only our brain translating and interpreting stimulis? So how is it absurd to wonder if what surround you is ''real''? I mean, with the right impulses I bet you could simulate pain, visual information and much much more. They already are simulated by our brain, so a meta-simulation doesn't seem that far-fetched. The plot of the Matrix does make some sense ( in that regard only, it's still a mess that movie). On a side note, what is ''the real''? And how do we know that it is? See, all those questions doesn't seem that absurd when you think about it. Yet, I'm not surprised,  a lot of scientists fall into the pitfall of pure empiricism. It's not for nothing that the scientific method is part empirical, part rationalist, and a tad skeptic, it's because of people like sir Nye. You see, empiricists believed that evidence is all, that only what you see can be real knowledge, that is that what our brain interpret is always correct (which later inspired the founders of phenomenology... in a rather twisted way, I'll admit). Reason alone cannot explain what surrounds us, according to them, only empirical evidence can. This is obviously false. Even without evidence intelligent, rational people have made great cases hypothesizing the existence of hard to demonstrate phenomenons, such as electromagnetic waves ( or atoms, even harder to demonstrate). Reason can indeed help us to understand the world. After all, an empiricist is quick to generalize: you see only white swans? You think there is only white swans, until proven wrong. While the rationalist would say there could be swans of other colors and we should look for them, but without any evidence, like an empiricist would gather, his own claims are not ''more true''. Many things can be empirically ''proven'' without any reasoning. You could prove ''racial inferiority'' with crime statistics or I.Q tests results for example, yet without a solid reasoning you shown nothing more than results of your research, you still need to explain them. It's not ''the results speak for themselves''. You also have to be skeptical of both the evidence and the person bringing it. After all if you claimed that you have evidence of reptilians, I should question the validity of your sources as much as yourself. That's why the scientific method include hypotheses, experiments, and peer-reviews:  because evidence is not claim of anything in itself, you still need to describe and predict the phenomenon in a logical manner, because a claim without evidence is lacking in substance, evidence could contradict those claims after all, and because believing without doubt an idea is quite naive, scientists make mistakes too. That old quarrel between empicists and rationalists was solved with the creation of the scientific method: you cannot explain everything with only evidence, nor can't you explain anything by pure reasoning, you need both, and a bit of skepticism. You know what is interesting? Philosophers created this. Philosophers paved the way for modern science. yet, you still find scientists that think that philosphy is dead or useless, does these people really don't know that philosophers created all those concepts so dear to them? The importance of evidence, the validation of hypotheses, the importance of peer-reviewed work... all of this originated from great thinkers who wondered: what is ''the real''? -KeLvin

Thursday, May 12, 2016

The rise of ideological zealotry... Lefties,righties... Please stop your bigotry.

The rise of ideological zealotry... Lefties, righties... Please stop your bigotry.


Sigh. You probably thought I was going to talk about the extreme-right or the extreme-left isn't it? Well, I'm indeed going to talk about both. It seems those days that you HAVE to agree with all of the left or all the right, but what if you don't? Well both sides will accuse you of being on the other side, not caring a bit about where you identify youself politically. It happens to me all the time. I say something against feminism and communism? I'm labelled a right wing conservative mysoginistic neo-liberal. I speak against market deregulation, for keynesian economics and for universal base revenue? Then I'm labelled a left wing communist moron who ''don't understand economy and free markets''. I say that I'm for a more tamed and controlled immigration in Europe? I'm right wing. I say that, no, immigrants are not stealing jobs and are generally educated?  Then I'm left-wing. Can you see a pattern? It seems no one can agree with parts of both sides without being hated, from both. I don't see how I couldn't be on the left, with some agreement with the right sometimes. It's such a stupid opposition at times, like coke vs pepsi or ''boys vs girls''. Why can't people admit that you can mostly agree with one side, yet agree with some ideas of the other? Why does people on the center or not on the extremes are seen as ''hesitants'', ''ignorants'' or plain ''idiots''? As a rational person I can say with an high certainty that both sides have good and terrible ideas/positions. Why can't people make concessions? Would it really hurt political parties and their partisans to agree with their opponents sometimes? Anyway, I'm quite tired of this Political correctness. On the left it's the identity politics police, and on the right the ''free market zealots'' police.  I would like to be able to agree with whatever idea I want without having to be labelled by people. I find it similar to racism in a certain way. Racists define others by their races and limit them to ''what'' they are instead of ''who'' they are. Bigots define others by some of their positions and limit them to that, instead of ''who'' they are or ''why they like/dislike an idea''. Stop judging other people intentions, you can't read minds. I would like people to stop trying to put me in a little box. I'll pick my own box if I want to, thank you. -KeLvin

Saturday, May 7, 2016

A reflection about the importance of art for society ( and also philosophy and science)

A reflection about the importance of art for society ( and also philosophy and science) 

[Recently I helped an old acquaintance in her philosophy essay. She didn't know what to write about so since she is studying art I suggested that the question ''Is art important for society?'' would make a great and relevant question. She eventually agreed and asked for my help formulating her arguments. Basically she already knew what she wanted to say, but not in a philosophical, intellegible manner. We ended up having a deep and interesting conversation about art while working on the arguments. So those arguments supporting the importance of art are not entirely mine. The intellectual process to refine them is mine, but the core idea, at is simplest, came form her.  So those arguments are, technically, ours, not just mine. She went up to work by herself to write her own text now that she got a plan, but  I wanted to write my own version. So here it is, hope you enjoy it.]


               Art has been seen as a competitor of science and philosophy for quite a while now. For most people it seems like these three things have nothing in common and most people seems to assume that art is the least interesting, less useful, just worse out of the three. While being a philosopher with a big crush on science  and little to no artistic talents, I would argue that art is as, if not even more important than philosophy and science. It's definitely important for society, and that for three reasons: It gives you pleasure ( in the epicureanist sense), and thus make us happy, It precedes conceptualization, and thus is essential for philosophy and science and it's, contrary to what many says, very useful in a more materialistic way. 
     
              Art is what Epicurus would describe as a natural desire. Art is a pleasure of the ''for happiness'' category as it is similar to learning or making friends:like these art can remove emotional pain more effectively than eating or sleeping. Music can soothe you, videos can amuse you, paintings can distract you. Art effectively has the same pain removing effect ( the greatest of pleasure according to Epicurus) as learning or making friends and since for Epicurus the goal of life is happiness and happiness can be achieved through the search of natural  necessary ( and natural non-necessary, to a lesser extent) pleasures, if art fulfill one of the natural and necessary pleasures it's only natural to value it. Some could say that art could very well be a non-natural pleasure, but I disagree. Art is not like fame or wealth: artists do so for the pleasure of art not money or fame, and if they are then it's that non-natural pleasure they are after, not the pleasure art provides. Also while you are never satisfied with money and fame, because you never get enough of them, you still can get satisfied by art and get enough of it. Ever listened to a song once in a blue moon and didn't feel bad about it? You didn't want to watch TV today?  Simple examples that shows that art can satisfy you and society at large.

              Next is my most complicated argument: art precedes conceptualization. To explain what I mean let's think about how ideas work, let's say, the idea of a dog. A dog is an animal with distinct characteristics that you can categorize with the different concepts you learned: you know that it is a mammal, you know that all dogs barks, that they can be trained to do certain actions, that they have been historically allied to our species, but, most importantly, you know what it is. A dog is a concept representing the general idea of the phenomenon of a dog. The same way that ''an animal'' is an abstraction, a concept, representing all mammals(plus birds, fish reptiles and amphibians... you get the point), and thus the dog. If you never heard about, say, atoms, someone will have to teach you what they are. That person could describe the concept to you, and maybe you'll understand, but simply showing you an image or a video explaining it will be way more effective. Because even if you still can't put words to describe what you see, even if you can't create a concept describing the idea of the atom, you still get it. In french we use that old idiom that say ''a picture is worth a thousand words'', and for a good reason: art precedes conceptualization, a crucial step in rationalizing our environnment and constructing complex structures of ideas, like ideologies and scientific theories for examples. By creating art describing the ideas they get but can't yet fully understand themselves, artists are paving the way for philosophers and scientists to refine their raw ideas. The philosopher do the difficult task to conceptualize the idea, he describe what he say in a way that that concept can be fully understood by those that haven't been exposed to the raw intuitive idea expressed by a piece of art (this is also why some say nature can be considered art at times, because even without human intervention we can still get those raw pre-concept ideas from it). Earlier I briefly described Epicurus concept of pleasure, which is a simple enough idea, but still required a concept to be fully understood. Then, the scientist can further down use the concepts elaborated by the philosopher to create theories describing and predicting the phenomenon conceptualized by the philosopher and first approached by the artist. So you see how art, philosophy and science are all linked, and since we all agree that science is important ( because technology among other reasons) and because art is important for science and our understanding of phenomenons, it's obvious to me that art have is place in society, that art itself is important. The simple fact that I had to use metaphors and analogies to illustrate my concepts show how art ( yes, writing is an art, think about poetry or talented novelists) is essential in everyone's life. Meta-anecdote: remember earlier how I said that all the ideas came from that aquaintance I was helping and that I simply conceptualized what she meant? Well that's that realization that helped create that argument. I know, so meta. She understood all of this in her mind, intuitively, but could not explain it clearly. I can. That's the difference for me between artists, philosophers and scientists: the thought process. While scientists are good at understanding concepts and linking them together to make  grand theories, they are genereally less good at intuitive understanding of other's ideas or creating new concepts. Artists on the other hand are excellent at intuitively understanding ideas and those of others. That's why they also tend to be more sensible empathic persons, they ''get it''. However they suck at conceptualizing their ideas: they can draw them, not explain them. And since creating concepts is not their forte, creating scientific theories is even more out of their reach. What about philosophers? Philosophers are the bridge between these people, they don't necessary get art as intuitively as artist do, or are as good as scientists at using the concepts they know to create theories, but they certainly are good at creating those concepts. That's why the greatest geniuses of history were more than just one of those three things :
Leonardo da Vinci (artist, scientist and philosopher), Ren√© Descartes (philosopher and scientist), Jean-Jacques Rousseau( philosopher and musician), Albert Einstein ( renown scientist, philosopher, and good musician). I could have put more names there, but I think I made my point: artists have an unique perspective to the world of ideas, and disrespecting it only belittle what definitely helped those great historic figures to accomplish what they did.

                Finally many, mainly utilitarists and marxists, would argue that art serves no material use, except maybe propaganda as Marx viewed it, that art is only ''pretty for the eyes or ears'' but useless in any other manners than aesthetics. Well, if my previous arguments didn't show how art is important and useful to society, consider this: art for the reasons mentionned before, is great for educational purposes. But not only. Art can express ideas more effectively than words. Why do you think that in many countries we use colors and pictograms to illustrate our reglementation? Because our intuitive understandings of the social meaning of colors and our intuitive understanding of the meaning of a pictogram teach us all that we need to know. A pictogram shows a stick figure with a dress? You get that it is meant to represent women. A pictogram shows a a dog with a barred red circle around it? You get that animals aren't allowed in this place. ''But how is this art?'' you ask, well it is because of the effects I described art have on people. Not only can those things make you feel pleasure or pain, but they give you the raws ideas of what they represent. Would you say that music is useless? Because I view music as great tool to learn other languages for example.  I know that it helped me and many people to learn English. So even if art doesn't seems like something useful in the first place, it has a subtle, yet essential role in society. I think we need art in society.

So that was it, tell me what you thought about this little essay. Do you agree with me? How did you find my arguments? Were they good? Do you have a counter-argument to present me? Put your comments below and I'll gladly answer your questions read your feedback! -KeLvin