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Friday, May 20, 2016

Être Trans est-il de l’acceptation ou du déni? [FRENCH] [FacebookReposts]






[ A repost of something I published on Facebook, still in french, sorry]

Être Trans est-il de l’acceptation ou du déni?


Ces derniers temps j'ai beaucoup pensé au transgenrisme, avec les médias parlant de cette nouvelle loi anti-discours haineux contre les trans cela m'a fait réfléchir. Ma question risque de paraître idiote, offensante, ou même inutile, mais pourtant elle me semble pertinente: Le transgenrisme/la transexualité est-elle une bonne chose dans notre société? Je sens que la réponse que l'on me donnerait est: ''oui ferme-là espèce de sans coeur intolérant transphobe'' Alors laissez moi élaborez avant de juger. Quand être homosexuel commençait à faire surface dans le débat public, ceux qui n'était pas religieux se fichaient de l'argument religieux et se posaient les question suivantes: L'homosexualité est-elle naturelle? nuit-elle au développement du cerveau? Si oui, normaliser une maladie mentale ne serait-il pas une erreur? Peut-on la changer? Les gens naissent-ils avec une orientation sexuelle comme ils naissent avec une couleur de peau et un sexe? Toutes ces questions ne sont pas intolérantes, elles sont même très importantes et la science et la société y ont donc répondu avec sérieux: oui c'est naturel car on l'observe partout dans le règne animal, non cela ne semble pas nuire au développement neurologique, donc non on ne normalise pas un problème mental car cela n'en est pas un, cela semble inchangeable, ce ne serait pas génétique, mais épigénétique, cela reste inchangeable et déterminé par contre. La société a donc dit: c'est normal, pour toutes ces raisons, et de toutes façons, on ne devrait pas les discriminer pour un comportement sexuel qui n’affecte rien en soit. Par contre, poser ce type de questions sur le transgenrisme est vu comme de la transphobie, pourtant je ne tente que de comprendre le phénomène et de voir si notre réaction aide ou nuit à ces gens. Et avec cette nouvelle loi anti discours haineux (une autre de celles-là, elles pleuvent ces dernières années), j’ai bien peur que mes questions pourrait me causer des problèmes. Pourtant elles me semblent tout ce qu’il y a de plus raisonnable. La transsexualité est-elle naturelle? Difficile à dire. Là où l’homosexualité, un comportement sexuel, peut s’observer dans la nature, observer la psyché d’un être est impossible. Nuit-elle au développement? Là les études sont claires: oh oui, çà nuit. Beaucoup attribuent cela au fait de nier sa transsexualité, mais si c’était en fait le contraire? Et que c’était le refus d’accepter leur sexe biologique qui leur nuisait le plus? Personne n’irait se dire transethnique,car il faut accepter la couleur de peau avec laquelle on est né, alors pourquoi agir différemment pour le genre? Aussi, faire une transition peut nuire au développement tant cérébral que physique d’une personne, avec des effets encore plus grand chez les enfants et adolescents. Leur corps n’est pas censé subir ce type de changement hormonal artificiel, et que dire des effets neurologiques et psychologiques? N’y-a t’il pas lieu de inquiéter pour eux? Si la transsexualité est un problème mental, appelé dysphorie du genre dans le jargon médical, normaliser la transition, en particulier chez des adolescents et enfants confus et influençables par la nature même de l’enfance et de la puberté n’est-il pas une mauvaise idée? La transsexualité est-elle réversible? Peut-être, peu d’études sont fait à ce sujets, mais il existe des <<ex-trans>> qui étaient trans et on retransitionner à leur genre d’origine ( un peu comme les ex-gay je suppose). Certains avaient même déjà eu leur phalloplastie ou vaginoplastie. Ces gens disent qu’ils ont fait une erreur et auraient du s’accepter tels qu’ils sont dès le départ... Finalement, naît-on avec <<le corps d’un sexe, mais l’esprit de l’autre sexe>>? Encore une fois,la science est incertaine. Un succès mitigé côté génétique, une théorie émerge sur l’idée que comme l’homosexualité, la transsexualité serait peut-être épigénétique et non génétique. Cette théorie nécessite toutefois plus d’attention, car des résultats positifs pourraient justifier les transitions. Mon opinion de tout ça? Quoi qu’il en soit,normal ou pas, la transsexualité/le transgenrisme n’est pas une raison de discriminer quelqu’un , je ne vois aucune raison rationnelle et juste de les discriminer. Cela ne m’empêche pas toutefois de me questionner sur le bien fondé des transitions de genre, de leur normalisation et de l’origine complète du phénomène. Les transitions étant quelque chose de, au fond , mauvais pour la santé physique et possiblement mentale d’une personne, il faut de très bonne raisons pour se le permettre. On devrait demander aux adolescents et enfants d’attendre l’âge adulte pour prendre ce type de décision radicale sur leur vie. Et puisqu’avec l’acceptation croissante des trans les gens ont moins peur du concept, il serait possible, probable même, d’apprendre qu’une fraction seulement des trans le sont pour les raisons épigénétiques que j’ai mentionnées, et que les autres le sont par confusion, problème de confiance en soi, problème de sexualité ( exemple, homme gay s’assumant davantage comme femme hétérosexuelle que comme homme homosexuel ), et autres causes psychologiques où l’environnement et donc la société jouent un rôle important. Et si au final être trans se résumait à une <<simple>> crise identitaire, qui se conclue, comme la plupart des crises identitaires, par s’accepter tel que l’on est né? Blanc , noir, petit, grand... Toutes des caractéristiques de nous-mêmes que l’on doit accepter, car elles sont qui nous sommes. Et si le genre c’était la même chose? [Post-Scriptum: Je n'ai rien contre les adultes qui décident de transitionner, aussi, si vous avez bien compris mon post je parle surtout de la transition hormonale et chirurgicale que sociale. Socialement, je me fous que quelqu'un s'identifie d'un genre ou d'un autre, pareil pour ceux qui décident de prendre des hormones ou de subir LA chirurgie... à condition qu'ils soient adultes. Ils sont responsables de leurs décisions et assez matures ( enfin on l'espère) pour les prendre. Des enfants et adolescents ne devraient pas subir ce type de chirurgie/traitement hormonal, alors que, physiquement, cela n'est pas nécessaire. Si ils souhaitent toujours le faire une fois adultes, cela me va, c'est leur vie,mais des mineurs ne sont pas prêts pour ce type de décisions, même avec l'accord d'un expert et des parents. Beaucoup d'ados ne savent pas si ils sont gay, bi ou straight, et c'est probablement la même chose pour certains concernant leur genre. Il faut leur laisser le temps de trouver qui ils sont. La plupart des gens ( je pense) n'apprennent vraiment à se connaitre eux-même que vers 18-19 ans, quand leur vie change radicalement, qu'ils doivent devenir plus indépendants et apprendre à critiquer et réfléchir sur le monde qui les entourent. ]

Wednesday, May 18, 2016

My arguments (in french) for universal base revenue. [Français]

My arguments (in french) for universal base revenue. [Français]



Hi everyone! Here is an essay I wrote for my philosophy class, it's about universal base revenue, and why I support it, I will probably translate it if i feel like it. -Dreamzo






Avec les innovations en cours dans le domaine de l’automatisation, de moins en moins de gens auront besoin de s’occuper des tâches répétitives et manuelles de la société. Il est très probable que le phénomène du boom du secteur tertiaire (le secteur des services) au détriment du secteur primaire (extraction de ressources naturelles, agriculture et élevage) et secondaire (transformation des matières premières) observé dans les pays industrialisés se généralise aux pays en cours de développement puis à ceux du tiers monde. La disparition de tous ces emplois nécessitant peu d’éducation aura un impact majeur sur le chômage dans un futur proche. De nombreux économistes et politicologues réfléchissent aux programmes et investissements socio-économiques à faire pour prévenir ce problème. Une de ces idées est le revenu universel garanti, aussi connu comme revenu de base garanti. Cette idée préconise de fusionner tous les programmes de subventions aux individus ou familles (bourses d’études, pensions de retraites publiques, pension d’aide sociale de derniers recours et beaucoup d’autres) en un seul programme de versement mensuel relativement élevé avec une particularité : aucune autre condition que d’être un citoyen adulte du pays concerné pour recevoir le revenu universel. C’est pourquoi on dit qu’il est garanti, tout le monde y aurait droit, qu’ils travaillent ou non, et qu’ils souhaitent travailler ou non. Cette idée d’un filet social permanent permettant une vie modeste ou des revenus additionnels aux revenus d’emploi, pour tous, sans conditions, inquiète beaucoup de gens. Dans ce texte, je vais rassurer ces personnes. J’expliquerais d’abord les conséquences sociales et politiques majeures de l’application d’une telle idée, les conséquences économiques probables, et pourquoi des arguments tels que <<pas d’argent sans travail>> lestent la société dans son ensemble.

            Tout d’abord, il est évident qu’un tel programme social aurait un impact sur plus que les individus, que la société serait forcément affectée. Selon moi, il serait très probable que la criminalité diminue, car la motivation <<Je n’ai pas suffisamment d’argent pour subvenir à mes besoins>> deviendrait moins prévalente que <<je veux plus d’argent>> puisque tous auraient un montant jugé suffisant pour vivre une vie modeste en accord à ses besoins, les handicapés recevraient, par exemple, évidemment plus que les adultes sans handicap. De plus, si tous ont accès à du revenu, ceux qui ont des problèmes mentaux ou des addictions à la drogue ou au jeu, pourront se payer de l’aide sans crainte. Ces gens étant plus enclins à commettre des crimes, de tels versements améliorerait leur qualité de vie et celle de ceux les entourant. Bien sûr, on peut penser que cela leur fera plus d’argent à dépenser dans leurs addictions, mais c’est malheureusement le cas de tout type de revenu. Et puisque ces gens peinent à garder ou trouver un emploi, ils se tournent souvent vers le crime, et dans certains cas, le crime organisé, pour payer leur addiction. Un revenu légal pourrait les éloigner du crime. Une autre conséquence positive serait une population beaucoup plus éduquée. Dans une société où l’éducation supérieure n’est pas 100% gratuite, le revenu d’une personne et de sa famille a une influence majeure sur leurs chances d’aller au cégep et à l’université. Ainsi, ce programme permettrait aux étudiants souhaitant étudier sans travailler pour se concentrer sur leurs études de faire ce choix, parfois impossible pour certains. De nombreuses études ayant démontrées que cumuler les heures de travail et de cours augmentent les risques d’échecs[1] ou d’abandons de cours, le revenu universel permettrait d’aider ceux ayant besoin de ne pas mélanger travail et études, et ainsi augmenter le nombre de diplômés. L’administration simplifiée permettrait de concentrer les efforts des fonctionnaires sur d’autres programmes, tel l’aide à l’emploi et le chômage. Rappelons-nous que les centres d’emplois sont aussi les centres de l’aide sociale et du chômage. Retirer l’énorme tâche bureaucratique qu’est l’aide sociale de cette liste devrait améliorer la qualité des autres services. Enfin, Les politiciens n’auraient plus à s’inquiéter autant de l’extrême pauvreté et du chômage, puisque la pauvreté serait moins prévalente et les conséquences du chômage moins dramatiques pour les chômeurs. Donc ils pourraient se concentrer sur d’autres problèmes sociaux que l’éternel combat à la pauvreté, le chômage et la décroissance économique.

            Ensuite, viens ce qui inquiète le plus les opposants et indécis à cette idée, les impacts économiques. Les inquiétudes de ces personnes sont les suivantes : le coût d’un tel programme, les impacts sur le chômage, les impacts sur les salaires, les impacts sur l’économie en général. Premièrement, le coût du programme se payerait en partie par la fusion des programmes existant, en fait, il est même possible, en incluant les économies bureaucratiques, que l’application du programme génère des économies. Deuxièmement, le chômage aurait de bonnes chances de diminuer. En effet, puisque tous auraient un revenu décent, ceux qui travaillaient par obligation plutôt que par envie (et parfois dans un domaine d’emploi où ils sont loin d’être productifs) pourraient quitter leur travail et libérer des emplois. Des gens tels les personnes âgées avec une pension insuffisante pour vivre décemment ne seraient plus obligés de travailler jusqu’à leur mort, et ceux souhaitant prendre leur retraite plus jeune, et ainsi libérer leur poste, le ferait avec moins de craintes pour leur avenir. Comme mentionné précédemment, il y aurait aussi moins d’étudiants qui travaillent, et ce par choix. Aussi, il est important de noter que l’argent est très utile à ceux qui cherchent de l’emploi. Cela leur permet par exemple de se payer un moyen de transport pour chercher du travail plus loin, d’investir dans leur apparence pour augmenter leurs chances en entrevue et aussi de mieux manger, et donc d’être en plus grande forme. Le chômage c’est surtout relatif à l’équilibre entre la demande pour des emplois et l’offre d’emplois, ainsi si la demande pour des emplois diminue, il y aurait davantage d’emplois disponibles, et les salaires moyens augmenteraient, simple offre et demande. Si l’offre dépasse la demande (contrairement au chômage où la demande dépasse l’offre) les employeurs devront <<baisser leurs prix>> ce qui dans le contexte du marché du travail signifie augmenter les salaires pour attirer les employés, leurs clients dans ce contexte.  Ce qui répond donc à la question sur le salaire. Finalement, l’économie, de manière globale, serait fortement stimulée. En effet, si les travailleurs, et surtout, les non-travailleurs, ont plus d’argent à dépenser, cela augmentera la demande pour ces dits produits, ce qui certes à court terme augmenterait les prix, mais à long terme créerait des emplois puisque lorsque la demande augmente l’offre finit par suivre (personne ne veut des prix qui augmentent pour toujours, surtout pas les entreprises compétitives), et pour augmenter l’offre il faut produire et vendre plus, ce qui implique une création d’emploi. Cela peut sembler paradoxal à mon point sur l’automatisation mais puisque les emplois créés le seraient dans tous les secteurs, pas juste le secteur primaire et secondaire, la création d’emplois surpasserait la perte d’emplois. En effet, si davantage de gens ont de meilleurs revenus, des services coûteux nécessitant des employés très éduqués, comme la psychothérapie privée par exemple, seront plus en demande et le secteur tertiaire devrait croitre. Ainsi les avantages économiques seraient bien supérieurs aux désavantages, dont certains ne seraient qu’à court terme.

            Enfin, le plus gros obstacle à cette idée est probablement la conception culturelle du travail. Pour la majorité des gens, tous ceux qui peuvent travailler le devrait, et personne ne devrait être payé sans raison. Cette mentalité nuit à la société car non seulement elle force des gens peu compétents et/ou peu motivés à combler des postes limités dans la société, elle est ridicule dans un contexte où il y aura fort probablement de moins en moins d’emplois pour ces gens ayant peu de diplômes, nous les condamnons donc à l’échec et à la pauvreté. On dit que personne ne devrait être payé sans raison, mais d’assurer à tous de pouvoir manger, dormir, avoir un toit et un accès à l’électricité ne me semble pas être <<pour rien>>, et comme tout le monde y aurait droit, aucun risque de fraude car ce ne serait pas un individu en particulier mais tous qui serait payés, exactement comme tous ont accès à l’éducation gratuite au primaire et secondaire, quelle que soit leur origine socio-économique. Difficile d’y voir une injustice puisque cette mesure s’appliquerait à tous. Pourtant cette mentalité persiste quels que soit les arguments apportés. Il faut éventuellement se préparer à ce futur pas si lointain où il ne sera plus nécessaire pour tous de travailler. On est déjà au commencement de ce phénomène et comme le réchauffement climatique, il est déjà trop tard pour retourner en arrière, on ne peut donc que s’adapter à ce changement de société. Que le travail soit valorisé dans la société n’est pas le problème, le problème c’est que le travail soit considéré comme une norme sociétale s’appliquant à tous, alors que, concrètement, il n’est plus nécessaire que tous travaillent. Cette transition implique donc de penser à des moyens d’aider la société autrement que par le travail. Et si les gens ont plus de temps libre passé à ne pas travailler je suis certain que l’on verrait : une augmentation du bénévolat et des actes charitables, une diminution du nombre d’heures de travail par semaine en moyenne pour ceux qui continuent de travailler, une diminution du stress chez la population, de grandes avancées scientifiques et artistiques chez ceux qui ont le temps d’innover, des gens qui auraient plus d’amis et enfin, tout simplement, une population plus heureuse car elle aurait plus de temps à poursuivre ses passions, plutôt que la , pour la majorité, douloureuse expérience qu’est le travail.

            En conclusion, Il me semble clair que les avantages du revenu universel garanti surpassent largement les désavantages et que l’opposition se situe principalement autour de l’obligation culturelle du travail. Donner de <<l’argent gratuit>> à tous et sans conditions est une idée simple, mais grandiose. Les avantages sociaux incluent une diminution de la criminalité et des addictions, une augmentation du niveau d’éducation général (excellente nouvelle pour le progrès scientifique !), une réallocation des ressources bureaucratiques vers des secteurs en manque et une valorisation politique des politiques ne touchant pas la pauvreté nationale ou le chômage. Les avantages économiques sont encore meilleurs : le chômage serait fortement diminué, les salaires augmenteraient, la pauvreté diminuerait drastiquement, la création d’emplois à haut degré d’éducation exploserait, le nombres d’heures travaillées par semaine diminuerait sans affecter la productivité, nous rendant plus efficace et le seul désavantage, une forte hausse aux prix des produits de consommation, ne serait que temporaire étant donné la tendance des marchés à s’équilibrer. Bien sûr, toutes ces avancées sociales ne seront possibles que si les gens acceptent qu’il ne soit pas nécessaire que chaque citoyen d’une société travaille pour maintenir l’égalité et prévenir l’injustice. Le caractère universel du revenu universel garanti, sers justement à cela, prévenir les injustices, la fraude. Si nous acceptons qu’il existe d’autres moyens pour améliorer la société que le travail, comme le bénévolat, l’innovation artistique et scientifique, et plus de temps pour les loisirs, le revenu universel garanti aidera beaucoup de gens à réaliser leurs rêves et profiter de leurs passions, et ainsi vivre une vie plus heureuse. Il s’agit d’un investissement sur chaque citoyen, par chaque citoyen, dans leurs futur respectifs. Il s’agit là du meilleur concept d’entraide sociale compatible avec notre système d’économie capitaliste. Un système qui, enfin, aurait des opportunités pour tous, pas juste ceux qui sont nés au bon endroit avec les bons amis.


[1]Dagenais, Marcel, Claude Montmarquette, Daniel Parent et Nathalie Viennot-Briot. 1999.  <<Travail pendant les études, performance scolaire et abandon>>. Série scientifique, 99s-41 En ligne : http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/99s-41.pdf

Monday, May 16, 2016

Argumentum ad lapidem: Is Philosophy mere existence absurd?

Argumentum ad lapidem: Is Philosophy mere existence absurd?



Recently I have been  reading on about those scientists that rejects philosophy, stating it's existence is futile. It ask itself pointless ''deep'' questions, don't help to our understanding of the world, and dare to say that what we see may not be real. What a bunch of nonsense,right?!... Well... no. This is, if you have some experience with argumentation, an argumentum ad lapidem, an appeal to the stone. It's a very effective fallacy. The fallacy here is that the person rejecting philosophy is stating philosophy is absurd without explaining why it is absurd. A great example of this is what Bill Nye said to an undergraduate in philosophy ''If you drop a hammer on your foot, is it real?” he asks. “Or is it just your imagination?'' mocking the very idea of asking this question. For him, this question is evidently absurd, but not for me. After all isn't science who shown us that all we feel, including pain, is electrochemical reactions in our brain? That all we hear and view is only our brain translating and interpreting stimulis? So how is it absurd to wonder if what surround you is ''real''? I mean, with the right impulses I bet you could simulate pain, visual information and much much more. They already are simulated by our brain, so a meta-simulation doesn't seem that far-fetched. The plot of the Matrix does make some sense ( in that regard only, it's still a mess that movie). On a side note, what is ''the real''? And how do we know that it is? See, all those questions doesn't seem that absurd when you think about it. Yet, I'm not surprised,  a lot of scientists fall into the pitfall of pure empiricism. It's not for nothing that the scientific method is part empirical, part rationalist, and a tad skeptic, it's because of people like sir Nye. You see, empiricists believed that evidence is all, that only what you see can be real knowledge, that is that what our brain interpret is always correct (which later inspired the founders of phenomenology... in a rather twisted way, I'll admit). Reason alone cannot explain what surrounds us, according to them, only empirical evidence can. This is obviously false. Even without evidence intelligent, rational people have made great cases hypothesizing the existence of hard to demonstrate phenomenons, such as electromagnetic waves ( or atoms, even harder to demonstrate). Reason can indeed help us to understand the world. After all, an empiricist is quick to generalize: you see only white swans? You think there is only white swans, until proven wrong. While the rationalist would say there could be swans of other colors and we should look for them, but without any evidence, like an empiricist would gather, his own claims are not ''more true''. Many things can be empirically ''proven'' without any reasoning. You could prove ''racial inferiority'' with crime statistics or I.Q tests results for example, yet without a solid reasoning you shown nothing more than results of your research, you still need to explain them. It's not ''the results speak for themselves''. You also have to be skeptical of both the evidence and the person bringing it. After all if you claimed that you have evidence of reptilians, I should question the validity of your sources as much as yourself. That's why the scientific method include hypotheses, experiments, and peer-reviews:  because evidence is not claim of anything in itself, you still need to describe and predict the phenomenon in a logical manner, because a claim without evidence is lacking in substance, evidence could contradict those claims after all, and because believing without doubt an idea is quite naive, scientists make mistakes too. That old quarrel between empicists and rationalists was solved with the creation of the scientific method: you cannot explain everything with only evidence, nor can't you explain anything by pure reasoning, you need both, and a bit of skepticism. You know what is interesting? Philosophers created this. Philosophers paved the way for modern science. yet, you still find scientists that think that philosphy is dead or useless, does these people really don't know that philosophers created all those concepts so dear to them? The importance of evidence, the validation of hypotheses, the importance of peer-reviewed work... all of this originated from great thinkers who wondered: what is ''the real''? -KeLvin

Thursday, May 12, 2016

The rise of ideological zealotry... Lefties,righties... Please stop your bigotry.

The rise of ideological zealotry... Lefties, righties... Please stop your bigotry.


Sigh. You probably thought I was going to talk about the extreme-right or the extreme-left isn't it? Well, I'm indeed going to talk about both. It seems those days that you HAVE to agree with all of the left or all the right, but what if you don't? Well both sides will accuse you of being on the other side, not caring a bit about where you identify youself politically. It happens to me all the time. I say something against feminism and communism? I'm labelled a right wing conservative mysoginistic neo-liberal. I speak against market deregulation, for keynesian economics and for universal base revenue? Then I'm labelled a left wing communist moron who ''don't understand economy and free markets''. I say that I'm for a more tamed and controlled immigration in Europe? I'm right wing. I say that, no, immigrants are not stealing jobs and are generally educated?  Then I'm left-wing. Can you see a pattern? It seems no one can agree with parts of both sides without being hated, from both. I don't see how I couldn't be on the left, with some agreement with the right sometimes. It's such a stupid opposition at times, like coke vs pepsi or ''boys vs girls''. Why can't people admit that you can mostly agree with one side, yet agree with some ideas of the other? Why does people on the center or not on the extremes are seen as ''hesitants'', ''ignorants'' or plain ''idiots''? As a rational person I can say with an high certainty that both sides have good and terrible ideas/positions. Why can't people make concessions? Would it really hurt political parties and their partisans to agree with their opponents sometimes? Anyway, I'm quite tired of this Political correctness. On the left it's the identity politics police, and on the right the ''free market zealots'' police.  I would like to be able to agree with whatever idea I want without having to be labelled by people. I find it similar to racism in a certain way. Racists define others by their races and limit them to ''what'' they are instead of ''who'' they are. Bigots define others by some of their positions and limit them to that, instead of ''who'' they are or ''why they like/dislike an idea''. Stop judging other people intentions, you can't read minds. I would like people to stop trying to put me in a little box. I'll pick my own box if I want to, thank you. -KeLvin

Saturday, May 7, 2016

A reflection about the importance of art for society ( and also philosophy and science)

A reflection about the importance of art for society ( and also philosophy and science) 

[Recently I helped an old acquaintance in her philosophy essay. She didn't know what to write about so since she is studying art I suggested that the question ''Is art important for society?'' would make a great and relevant question. She eventually agreed and asked for my help formulating her arguments. Basically she already knew what she wanted to say, but not in a philosophical, intellegible manner. We ended up having a deep and interesting conversation about art while working on the arguments. So those arguments supporting the importance of art are not entirely mine. The intellectual process to refine them is mine, but the core idea, at is simplest, came form her.  So those arguments are, technically, ours, not just mine. She went up to work by herself to write her own text now that she got a plan, but  I wanted to write my own version. So here it is, hope you enjoy it.]


               Art has been seen as a competitor of science and philosophy for quite a while now. For most people it seems like these three things have nothing in common and most people seems to assume that art is the least interesting, less useful, just worse out of the three. While being a philosopher with a big crush on science  and little to no artistic talents, I would argue that art is as, if not even more important than philosophy and science. It's definitely important for society, and that for three reasons: It gives you pleasure ( in the epicureanist sense), and thus make us happy, It precedes conceptualization, and thus is essential for philosophy and science and it's, contrary to what many says, very useful in a more materialistic way. 
     
              Art is what Epicurus would describe as a natural desire. Art is a pleasure of the ''for happiness'' category as it is similar to learning or making friends:like these art can remove emotional pain more effectively than eating or sleeping. Music can soothe you, videos can amuse you, paintings can distract you. Art effectively has the same pain removing effect ( the greatest of pleasure according to Epicurus) as learning or making friends and since for Epicurus the goal of life is happiness and happiness can be achieved through the search of natural  necessary ( and natural non-necessary, to a lesser extent) pleasures, if art fulfill one of the natural and necessary pleasures it's only natural to value it. Some could say that art could very well be a non-natural pleasure, but I disagree. Art is not like fame or wealth: artists do so for the pleasure of art not money or fame, and if they are then it's that non-natural pleasure they are after, not the pleasure art provides. Also while you are never satisfied with money and fame, because you never get enough of them, you still can get satisfied by art and get enough of it. Ever listened to a song once in a blue moon and didn't feel bad about it? You didn't want to watch TV today?  Simple examples that shows that art can satisfy you and society at large.

              Next is my most complicated argument: art precedes conceptualization. To explain what I mean let's think about how ideas work, let's say, the idea of a dog. A dog is an animal with distinct characteristics that you can categorize with the different concepts you learned: you know that it is a mammal, you know that all dogs barks, that they can be trained to do certain actions, that they have been historically allied to our species, but, most importantly, you know what it is. A dog is a concept representing the general idea of the phenomenon of a dog. The same way that ''an animal'' is an abstraction, a concept, representing all mammals(plus birds, fish reptiles and amphibians... you get the point), and thus the dog. If you never heard about, say, atoms, someone will have to teach you what they are. That person could describe the concept to you, and maybe you'll understand, but simply showing you an image or a video explaining it will be way more effective. Because even if you still can't put words to describe what you see, even if you can't create a concept describing the idea of the atom, you still get it. In french we use that old idiom that say ''a picture is worth a thousand words'', and for a good reason: art precedes conceptualization, a crucial step in rationalizing our environnment and constructing complex structures of ideas, like ideologies and scientific theories for examples. By creating art describing the ideas they get but can't yet fully understand themselves, artists are paving the way for philosophers and scientists to refine their raw ideas. The philosopher do the difficult task to conceptualize the idea, he describe what he say in a way that that concept can be fully understood by those that haven't been exposed to the raw intuitive idea expressed by a piece of art (this is also why some say nature can be considered art at times, because even without human intervention we can still get those raw pre-concept ideas from it). Earlier I briefly described Epicurus concept of pleasure, which is a simple enough idea, but still required a concept to be fully understood. Then, the scientist can further down use the concepts elaborated by the philosopher to create theories describing and predicting the phenomenon conceptualized by the philosopher and first approached by the artist. So you see how art, philosophy and science are all linked, and since we all agree that science is important ( because technology among other reasons) and because art is important for science and our understanding of phenomenons, it's obvious to me that art have is place in society, that art itself is important. The simple fact that I had to use metaphors and analogies to illustrate my concepts show how art ( yes, writing is an art, think about poetry or talented novelists) is essential in everyone's life. Meta-anecdote: remember earlier how I said that all the ideas came from that aquaintance I was helping and that I simply conceptualized what she meant? Well that's that realization that helped create that argument. I know, so meta. She understood all of this in her mind, intuitively, but could not explain it clearly. I can. That's the difference for me between artists, philosophers and scientists: the thought process. While scientists are good at understanding concepts and linking them together to make  grand theories, they are genereally less good at intuitive understanding of other's ideas or creating new concepts. Artists on the other hand are excellent at intuitively understanding ideas and those of others. That's why they also tend to be more sensible empathic persons, they ''get it''. However they suck at conceptualizing their ideas: they can draw them, not explain them. And since creating concepts is not their forte, creating scientific theories is even more out of their reach. What about philosophers? Philosophers are the bridge between these people, they don't necessary get art as intuitively as artist do, or are as good as scientists at using the concepts they know to create theories, but they certainly are good at creating those concepts. That's why the greatest geniuses of history were more than just one of those three things :
Leonardo da Vinci (artist, scientist and philosopher), René Descartes (philosopher and scientist), Jean-Jacques Rousseau( philosopher and musician), Albert Einstein ( renown scientist, philosopher, and good musician). I could have put more names there, but I think I made my point: artists have an unique perspective to the world of ideas, and disrespecting it only belittle what definitely helped those great historic figures to accomplish what they did.

                Finally many, mainly utilitarists and marxists, would argue that art serves no material use, except maybe propaganda as Marx viewed it, that art is only ''pretty for the eyes or ears'' but useless in any other manners than aesthetics. Well, if my previous arguments didn't show how art is important and useful to society, consider this: art for the reasons mentionned before, is great for educational purposes. But not only. Art can express ideas more effectively than words. Why do you think that in many countries we use colors and pictograms to illustrate our reglementation? Because our intuitive understandings of the social meaning of colors and our intuitive understanding of the meaning of a pictogram teach us all that we need to know. A pictogram shows a stick figure with a dress? You get that it is meant to represent women. A pictogram shows a a dog with a barred red circle around it? You get that animals aren't allowed in this place. ''But how is this art?'' you ask, well it is because of the effects I described art have on people. Not only can those things make you feel pleasure or pain, but they give you the raws ideas of what they represent. Would you say that music is useless? Because I view music as great tool to learn other languages for example.  I know that it helped me and many people to learn English. So even if art doesn't seems like something useful in the first place, it has a subtle, yet essential role in society. I think we need art in society.

So that was it, tell me what you thought about this little essay. Do you agree with me? How did you find my arguments? Were they good? Do you have a counter-argument to present me? Put your comments below and I'll gladly answer your questions read your feedback! -KeLvin